Quelle fonte choisir pour un roman?

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30 réponses

  1. Gabrielle Syreeni dit :

    Je trouve ton article absolument pertinent! Un peu long, mais c'est sans doute parce que tu ne veux rien oublié.

    Je m'y référerai prochainement. Je compte plancher sur un petit projet indie qui me tient à coeur.

    Continues de nous nourrir de tes précieuses connaissances sur l'édition et la mise en page.

    Salut!

  2. Philippe Roy dit :

    Très bien. Tiens-moi au courant de l’évolution de ton projet. Je peux tout de suite te conseiller de mettre la main sur le Ramat de la Typographie, si tu ne l’as pas déjà. C’est la référence ultime dans le domaine, et il couvre tous les champs que je ne peux pas aborder ici.

    Comptes-tu éditer en livre numérique?

    Quant à la longueur de l’article… malheureusement, je n’ai pas été aussi précis que je l’aurais voulu. Il y a beaucoup de choses à dire.

    Le prochain article portera sur la fine typographie.

  3. Gabrielle Syreeni dit :

    Non, le numérique ne me tente pas. Si je ne suis pas à l'aise avec la lecture sur ce médium (fatigue des yeux, coûts, son aspect virtuel plutôt que concret), je ne le serais pas non plus pour mes propres publications (à moins que mon éditeur l'exige).

    Oui, je connais le Ramat. Merci de m'y avoir fait pensé.

    Moi, j'ai le problème contraire avec mes articles. J'ai tendance à en écrire des complets, les plus précis possibles et révisés plusieurs fois avant de les publier. J'en fais carrément trop pour mon petit blogue. J'ai dû me recentrer sur sa raison d'être.

    Sur ce, merci pour ton intérêt, je te tiendrais au courant!

  4. Heloise dit :

    Super l'article, le plus complet et bien expliqué jusqu'à présent dans ma recherche, merci! Je cherchais l'info alors que je suis juste au stade de taper mon texte en word en times que je trouve un peu trop classique et lassant à lire (effet "bloc"), ce sont de bonnes pistes que tu donnes là, pour moi qui n'ai jamais publié quoi que ce soit, c'est déjà plus clair 🙂

  5. Philippe Roy dit :

    Ravi de pouvoir être utile.

    Vous pouvez esayer la fonte «Palatino», créée par Hermann Zapf, qui est disponible sur pratiquement 100 % des ordinateurs. Je ne l'ai pas conseillée dans l'article, parce que'elle ne dispose pas des petites capitales en version de base. Si vous ne l'avez pas, «Book Antiqua» est une copie conforme perpétrée par Microsoft.

  6. Heloise dit :

    Merci Philippe!
    En effet j'ai Palatino 'linotype' et aussi Book antiqua. J'hésitais entre Palatino et Garamond justement.

    Mais bon peut-être que je resterai juste au format e-book donc là ce sera peut-être différent. allez le texte avant tout, chaque chose en son temps 🙂

  7. Philippe Roy dit :

    Si penser un peu à la forme de son livre apporte une motivation suplémentaire, pourquoi pas? Et le livre électronique est, en effet, une toute autre affaire. Dans ce cas, les fontes de type Georgia, conçues en fonction de l'affichage à l'écran, prennent toute leur pertinence, et même les fontes sans sérif ne sont pas nécessairement à proscrire.

  8. Bonjour Philippe. Merci pour votre article superbe! J’ai un faible pour les anciens livres de poche (type de Montherlant, Les Jeunes Filles, les Lépreuses, édition 1939) avec ce petit crochet qui relie le s et le t… Malheureusement, j’y connais peu, à la typographie. Pourriez-vous me dire de quelle fonte il s’agit, et si telle fonte a encore de chances de survie en ces temps-ci (en termes de lisibilité) et, si tel est le cas, où je pourrais la trouver? J’ai aussi un site web où je publie quelques textes – mais je ne sais pas, en termes de lisibilité, quelle fonte choisir. Merci – et je lirai vos autres articles avec plaisir et gourmandise…

  9. Bonjour Philippe. Merci pour votre article superbe! J’ai un faible pour les anciens livres de poche (type de Montherlant, Les Jeunes Filles, les Lépreuses, édition 1939) avec ce petit crochet qui relie le s et le t… Malheureusement, j’y connais peu, à la typographie. Pourriez-vous me dire de quelle fonte il s’agit, et si telle fonte a encore de chances de survie en ces temps-ci (en termes de lisibilité) et, si tel est le cas, où je pourrais la trouver? J’ai aussi un site web où je publie quelques textes – mais je ne sais pas, en termes de lisibilité, quelle fonte choisir. Auriez-vous l ‘amabilité d’éventuellement jeter un coup d’oeil et de me conseiller l’une ou l’autre fonte? Merci – et je lirai vos autres articles avec plaisir et gourmandise…

    • proy dit :

      Bonjour Boris.

      Sans exemplaire des livres en question, il est difficile d’identifier une fonte précise. À cette époque cependant les imprimeurs utilisaient encore les caractères mobiles. Les polices populaires ont rapidement été traduites en version électroniques, mais avec les standards limités de cette époque, ce qui fait que les ligatures spéciales auxquelles vous faites référence n’existaient que dans de rares «expert sets», un vrai chemin de croix à utiliser.

      De nos jours, ces ligatures sont plus simple d’accès grâce au format open type font (.otf), mais elles sont encore réservées à quelques polices professionnelles assez coûteuses. De mémoire, je crois que le Adobe Garamond Premier Pro et le Adobe Caslon Pro les comportent. Les deux sont basées, avec une certaine liberté, sur des dessins très populaires en montage de livre, donc vous trouveriez sans doute vottre bonheur de ce côté. Sinon, la police Calluna, plus récente mais très intéressante, les inclus aussi, et la fonte régulière est gratuite.

      Pour y avoir accès, votre logiciel doit utiliser les possibilités des caractère étendus du format open type. Donc, un truc professionnel comme InDesign, pas de problème, mais votre traitement de texte, oubliez ça. S’il existe une manière de les afficher sur Internet, je ne la connais pas.

      J’espère vous avoir été utile.

      • Merci Philippe, pour votre réponse éclairante! Est-ce que je pourrais vous envoyer une photo de l’édition en question? Comment le faire? Je me suis aperçu trop tard que l’original date de 1939, mais l’édition des années 60 – ce qui, je crains, m’a mis sur une fausse piste.Comment vous envoyer une photo – ce qui vous permettrait de mieux identifier la fonte, en l’ayant sous les yeux.

  10. Jean-Baptiste Prode dit :

    Je n’ai pas encore eu le temps de lire l’article (je le ferais incessamment), mais je pense qu’en français « font » ne se traduit pas « fonte » mais plutôt « police de caractère ». Bien à vous.

  11. Philippe Roy dit :

    C’est le terme anglais «font» qui est une transposition du français «fonte». La fonte de caractère désigne, à l’intérieur d’une police de caractère, ceux qui sont de même style ou de même graisse. Les termes «fonte» et «police» n’ont donc pas la même signification, même s’ils sont très souvent confondus dans l’usage courant (même par moi).

    C’est expliqué ici.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fonte_de_caract%C3%A8res

  12. LAURIER dit :

    Je ne vois pas bien pourquoi la Georgia serait à bannir pour un livre sur support papier. Certes, à la base, c’est une police créée pour une excellente lisibilité à l’écran, mais il se trouve qu’elle donne aussi un excellent résultat sur papier, en termes de lisibilité, clarté. Elle est classique et néanmoins esthétique avec ses chiffres elzéviriens, et surtout excellente en termes de lisibilité ! Quand on a un texte très chargé et peu de place, c’est l’idéal. Je vous signale d’ailleurs qu’il existe désormais une Georgia Pro avec toutes les styles et glyphes pour une utilisation professionnelle sur support imprimé. Cette police ne diffère pas (en regular et sans options) de celle que l’on trouve sur nos ordinateurs. Donc…

  13. proy dit :

    Je n’ai pas dit qu’il fallait bannir, mais qu’il ne me viendrait pas à l’esprit de l’utiliser.

    À mon avis, elle est trop connotée (un peu à la manière de Times New Roman), un brin trop «carrée» (question de goût) et surtout sa hauteur d’x est trop grande (facteur qui fait d’elle une très bonne police écran).

    Les chiffres elzéviriens parlent en sa faveur, en effet. Reste que le monde ne manque pas d’alternatives. Garamond, Caslon, Sabon, Minion, Goudy, Bembo, Baskerville… C’est là que le bât blesse. Je n’aurais pas assez d’une vie pour essayer toutes les grandes polices conçues spécifiquement pour les livres, avant d’en arriver à utiliser ma fonte écran préférée.

  14. M. Brisebois dit :

    Bonjour Philippe, quels types de fontes me conseillez vous dans l’écriture d’un ouvrage genre ¨scientifique-historique¨, c-à-dire parlant de l`histoire minière et du caractère géologique d`une région aurifère de l’Amazonie où j’ai travaillé quelques années et compilé de nombreuses donnés, tableaux et photos. Aussi, une idée sur le format (taille) que cet ouvrage devrait être présenté au public ? Grand merci à l’avance. Michel

    • proy dit :

      Baskerville. En plus d’être extrêmement lisible et très harmonieuse, cette police de caractères apporte un air de sérieux et de crédibilité.

      Sinon, j’ai découvert Electra il y peu. Plus aérée, plus moderne, un brin plus sympathique.

      Pour la longueur, je vous conseille de favoriser le confort de lecture avant toute autre considération.

  15. kiwiblanc dit :

    Bonjour et merci pour cet article très pertinent.

    Je suis étudiant à l’université et il est incroyable de se voir souvent contraints de respecter des normes aberrantes imposées par certains enseignants. Je comprends qu’ils veuillent s’éviter une horreur de trente pages écrite en Comic Sans MS, mais le format académique imposé reste le Times New Roman…
    Cette demande est parfois non négociable, alors que pour des raisons de lisibilité, ces mêmes enseignants imposent un inter-ligne de 1,5pts. S’ils avaient un minimum de connaissances en ergonomie d’édition, ils comprendraient que leur conception des choses est contradictoire ! En plus, l’italique du TNR est des plus hideuses.

    En tout cas, merci pour ces conseils. En effet, Arno Pro est exquise. J’ai toutefois des problèmes avec les Garamond habituelles, car les proportions majuscules/minuscules rendent leur lecture désagréable. Il s’agit peut-être d’un problème dû aux polices en source libre, car il me semble que celle d’Adobe est plus lisible.

    C’est vrai que ce ne sont pas des tarifs très abordables pour un étudiant (seul au monde) qui se préoccupe de l’ergonomie de ses recherches. Néanmoins, je fais des essais avec OFL Mill Goudy et elle est franchement excellente. Sa déclinaison italique est la plus belle de toutes les polices que j’ai pu essayer, et cela fait une bonne dizaine d’années que je cherche désespérément une police libre capable d’avoir un rendu aussi agréable.

    C’est bête à écrire, mais avec cette fonte, je peux me délecter indéfiniment de n’importe quoi !

    Merci infiniment pour cette fabuleuse découverte.
    Amicalement,
    cab

    • proy dit :

      Mais de rien. Ceci dit, cet article a été écrit il y a déjà quelques années, et j’ai passablement évolué depuis, ainsi que le monde de la typographie. Actuellement, je suis éperdument amoureux de Calendar plus, une police qu’on peut obtenir en pay what you want (avec un minimum très raisonnable). Mais ses très nombreux raffinements sont inaccessibles au logiciels de traitement de texte.

      Il y a des raisons pratiques à imposer une police comme le Times New Roman, et personnellement je ne rechigne pas à présenter mes manuscrits avec cette police. Ça ne m’oblige pas à travailler avec. La police libre de droits linux Libertine est peut-être la police la plus lisible que j’ai jamais vue, et sa chasse est pratiquement identique à celle du Times New Roman.

      • kiwiblanc dit :

        Mais, en excusant mon ignorance, pourquoi ses raffinements sont-ils inaccessibles aux traitements de textes ? La question la plus juste serait alors « mais à qui sont-ils accessibles ? ».
        J’ai également remarqué que Linux Libertine offrait un confort de lecture impressionnant, on la retrouve très souvent proposée par défaut dans les panoplies de fontes Google intégrées par les concepteurs des habillages de blog les plus à la pointe actuellement.
        En tout cas, merci encore pour ces références, je m’invente même des prétextes pour écrire encore plus que ce que la fac nous demande déjà de produire comme masse de textes, dans le but unique de pouvoir me délecter de Mill Goudy.

        • Philippe Roy dit :

          En fait, il faut le demander aux développeurs de traitements de texte. Typiquement, les options d’experts sont accessibles aux logiciels de graphisme professionnels, comme ceux d’Adobe, ou encore la nouvelle suite Affinity de Serif.

          Bonne lune de miel avec Mills Goudy. Moi, c’est Cormorant qui me fait écrire en ce moment (libre de droit, très surprenant).

  16. Kristel Touron dit :

    Bonjour, Voila j’écris un roman (format poche) et j’ai essayé plusieurs fontes. Mais je n’arrive pas a trouver mon bonheur. Ou c’est la fonte qui ne va pas, ou bien c’est la taille de la police. Je n’arrive pas à trouver le juste milieu pour un roman de poche. Pouvez vous m’aider s’il vous plais. Merci d’avance.

    • proy dit :

      Si vous en êtes au manuscrit, utilisez la police que vous désirez. Si vous voulez le présenter à un éditeur, vous devrez sans doute le mettre en Times New Roman, c’est un peu la norme. Ne vous préoccupez pas du format à ce stade.

      Si toutefois vous voulez mettre en pages un roman déjà écrit (et révisé, et réécrit, et édité, et corrigé), c’est une autre histoire. Dans un format poche, la taille réduite des pages complique un peu la tâche. Comment maintenir une longueur de ligne de 65 caractères sans réduire le corps de la lettre au-delà du lisible? Premièrement, il n’y a pas de mal à commettre des lignes plus courtes, à 55 caractères par exemple. Ensuite, ou peut choisir une police à chasse étroite. Myriad Pro est mon chois habituel. Si vous louez InDesign, elle sera probablement incluse.

      • Kristel Touron dit :

        Donc si jamais je veux le présenter à un éditeur, j’ai pas besoin de la mettre au format poche ?! Je peux l’écrire normalement et lui s’occupe de ça ?!
        En fait c’est juste que j’avais besoin de voir en format poche combien de page contenait mon roman pour voir si je rajoute des chapitre en plus avant d’arriver à la fin de mon roman.
        J’écris depuis que je suis jeune, mais je n’ai jamais eu le courage d’en terminer un entièrement, et de le faire publier…

        • proy dit :

          Il ne faut surtout pas le mettre au format poche. Papier standard, Times New Roman 12 points, double interligne. Ayez un pied de page ou un entête avec votre nom, le titre de votre œuvre et le numéro de page. C’est pas mal la norme. Ceci dit, certains éditeurs ont leurs propres exigences. Vaut toujours mieux vérifier.

        • proy dit :

          Aussi, ne pensez pas à ajouter des chapitre juste pour avoir la «bonne» longueur. Je sais que c’est une pensée qu’on a tous quand on débute. AVec l’expérience, on sait qu’il n’y a qu’une seule bonne longueur: celle qui sert le mieux l’histoire.

          Si vous avez du mal à terminer un roman (ce qui est le cas de tout le monde, au début), je vous suggère de vous essayer à la nouvelle. Ça vous permettra, par le biais des revues spécialisées, d’avoir un premier contact avec l’édition. C’est la porte d’entrée pour à peu près tout le monde.

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