Dégagez!

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5 réponses

  1. G.Benoit dit :

    Attitude typiquement française de dénigrer des aspects tellement peu (pas) important…
    Cela me rappelle la maternelle : « je te dis pas bonjour car ta un pull jaune et j’aime pas le jaune… »
    Dommage vos articles me plaisaient pas mal

    Je n’ai même pas envie de développer plus..

    • proy dit :

      La langue, peu (pas) important pour un écrivain?

      C’est un point de vue.

      Le mien est que c’est fondamental. Les livres sont écrits avec des mots, après tout. J’ai cette hypothèse que si quelqu’un n’arrive pas à trouver des mots dans sa langue de travail pour donner un titre à son travail , c’est peut-être qu’il manque de vocabulaire, et c’est grave. Cette hypothèse, je l’ai développée après plusieurs expériences malheureuses.

      Le jaune n’a rien à voir là-dedans. Je lis en anglais sans arrêt. Je regarde la télé en anglais. Mon univers imaginaire doit beaucoup à la littérature anglosaxonne.

      Et il peut y avoir des justifications à un titre anglais. J’ai une histoire qui a un titre anglais, parce que c’est une raison sociale, par exemple. Et si quelqu’un me disait «je ne lirai pas votre histoire parce qu’il y a un titre anglais», je répondrais quelque chose du genre «Ho! C’est parce que c’est une raison sociale».

      J’ai cogné sur la table, assez fort et sans nuance, parce que toute une génération se présente ainsi, une génération lourdement influencée par une culture américaine à qui elle veut se coller, avec des moyens maladroits. Une génération méprisée par l’élite, qui ne lui expliquera pas, jamais, ce qu’elle fait de travers. Moi je l’ai fait. Je dis à ces gens: «vous voyez, j’aurais acheté votre livre, mais vous l’avez titré «toxic», alors j’ai l’impression que vous connaissez mal votre travail.» Je ne peux pas tout acheter, et ce signe n’est pas plus mauvais qu’une couverture minable. C’est leur rendre service. Ce sont des dizaines de livres que j’aurais acheté avec du vrai argent. Depuis que je suis dans le domaine, je me rend compte que ce n’est pas anodin, un lecteur de plus.

      Pour mes articles, prenez ce qu’il vous plaît et ne vous souciez pas du reste. La vie est trop courte.

      Merci pour votre commentaire.

    • proy dit :

      Par ailleurs (totalement par ailleurs), mon attitude n’est pas «typiquement française». Je suis Québécois. Je fréquente souvent les forums autant français que québécois, et je constate avec tristesse que, dans les deux cas, beaucoup dénigrent sans raison leur propre nationalité. Cela m’attriste.

      Comme je l’ai dit, j’ai un amour profond pour la culture anglo-saxonne et surtout pour l’apport fantastique qu’elle amène au fantastique. Mais pour aimer vraiment les autres, je pense qu’il faut apprendre à s’aimer soi-même, et non chercher à s’effacer, disparaître, se confondre avec l’autre. Ma fierté de Québécois me permet d’aimer profondéemnt, et même à la folie, la littérature anglaise et américaine. Bien mieux, j’en suis convaincu, que ceux qui voudraient paraître anglais alors qu’ils écrivent en français.

  2. G.Benoit dit :

    Je manque de vocabulaire, mon meilleur ami et soutient pour écrire est : mon dictionnaire de synonyme. Je n’ai pas trouvé mieux à répondre.

    (mais cela fait un commentaire en plus et c’est toujours agréable )

  3. proy dit :

    Bien sûr 😉

    Et si vous utilisez un dictionnaire des synonymes, c’est que vous voulez apprendre.

    Il n’y a que ça qui compte. C’est la seule manière d’avancer.

    Moi je veux apprendre.

Votre avis m’intéresse.