Congrès Boréal – avec un peu de retard

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4 réponses

  1. Guillaume Voisine dit :

    L’idée de faire un panel avec des auteurs de la relève était peut-être théoriquement une bonne idée (c’est mignon, ça fait changement), mais effectivement, côté contenu, ça laissait à désirer; une chance que des auteurs d’expérience, comme Élisabeth Vonarburg et Claude Bolduc, étaient dans la salle! Cependant, compte tenu du fait que tous les panélistes étaient des « volontaires désignés », je crois qu’on s’en est tiré pas trop mal; évidemment, on ne peut pas assister à ce genre de panel en s’attendant à recevoir la révélation du siècle 😉

  2. Philippe Roy dit :

    À ce propos, j’ai bien aimé la «prise de bec» entre toi et Elisabeth, sur les fins possibles d’une histoire 😉 On dirait vraiment que vous vouliez tous les deux avoir le dernier mot 😀
    Cependant, entre les poncifs et les démonstrations d’érudition, aménager un peu d’espace pour la réflexion aurait sans doute été plus riche.

  3. Guillaume Voisine dit :

    J’avais surtout l’impression que, dans les très grandes lignes, on disait la même chose, elle et moi (mais probablement que je m’exprimais pas très bien, comme d’habitude), et c’est surtout ce que je voulais souligner dans mes interventions peut-être un peu trop enthousiastes.

    Je serais vraiment curieux de savoir ce que tu considères comme une démonstration d’érudition (ce qui me semble péjoratif, de la façon dont tu l’amènes, genre synonyme de vantardise). Citer (non, mentionner) Flaubert? Come on…

    Pour les poncifs et l’absence (pas complète, mais quand même) d’espace de réflexion, je suis bien d’accord, mais comme tu le dis, c’est le lot de la jeunesse et du manque d’expérience 😉

  4. Philippe Roy dit :

    En fait, c’était du côté d’Elisabeth, les démonstrations d’érudition 😉 Au lieu de discuter de ce qui peut-être, ou d’ouvrir des possibilités (ce qu’elle peut très bien faire) elle donnait moult exemples de fins de tel ou tel type, citant une bonne demi-douzaine de romans et donnant systématiquement les punchs. Ta citation de Flaubert était très à propos, d’ailleurs (je ne crois pas que connaître la fin de Madame Bovary gâcherais ma lecture).
    Ce que j’ai vu (et voulu dire par «grosse tête», mais c’était un emphase, déolé) c’était des jeunes enthousiastes qui communiquaient leur savoir avec ferveur. Hors, chez les jeunes, la ferveur est plus répandue que le savoir, justement. Cette ferveur est nécessaire et bénéfique, j’aurais aimé en avoir autant que toi, que Reynold ou tant d’autres.

    D’ailleurs, le reproche (si on peut parler de reproche) ne s’adressait surtout pas à toi spécifiquement. Tu es un type véritablement brillant et plein d’aplomb (tu le prouve assez ici, d’ailleurs). Je parlais aussi de types que je considère comme des amis, Jonathan Reynolds et Guillaume Houle, qui ne se gènent pas pour asséner des vérités bien solides et enfoncer des portes grandes ouvertes. Vos certitudes sont normales. Leur spectacle ne m’a rien apporté, c’est tout.

    J’aime bien entendre les vieux artistes, les «arrivés» ceux qui ont une oeuvre considérable et admirée, qui sert parfois depuis longtemps de base à une ou deux générations. Ils n’émettent aucune certitutde, on découvre que, même à leur âge et leur niveau, ils font encore des découvertes, des expériences et des erreurs. Ce qu’ils ont développé toutes ces années, ce n’est pas LA recette (que tous les jeunes pensent avoir, moi-même en mon temps), mais la conscience de ce qu’ils aiment retrouver dans leur art, ce qui définit leur style. En somme, ils ne diront pas «il faut» mais «je veux». Tout le reste, on peut le découvrir au détour de chaque ligne, de chaque trait, jusqu’au dernier.

    Mais comme, avec leur enthousiasme flamboyant, les panélistes ont attisé des vocations (la mienne, en tous cas, car je travaille beaucoup et bien depuis), je ne saurais leur en tenir rigueur.

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